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Une progression « remarquable » des laits liquides dit spécifiques en 2016, selon Syndilait

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« Les ventes de laits spécifiques UHT ont progressé de 5,3 % en 2016 par rapport à 2015 », a annoncé Emmanuel Vasseneix, vice-président du syndicat des fabricants de lait de consommation Syndilait, le 4 mai. Une progression « remarquable », selon lui, sachant que les ventes de lait liquides enregistrent un léger recul en 2016 (-3,4 %). Les laits spécifiques concernent principalement les laits délactosés (+18,8 %), le lait de chèvre (+11,7 %), les laits vitaminés (+6,8 %) et le lait bio (+5 %). « Les ventes de laits premier prix et d’importation diminuent en volume », signe selon Emmanuel Vasseneix de la place prise par les laits avec origine (France, montagne, régional, etc.) et les laits différenciés.

Toujours en 2016, les laiteries françaises ont davantage vendu de lait conditionné à l’export, principalement vers l’Italie (30 % du total exporté), l’Espagne (20,3 %) et la Chine (19,7 %). Les importations de lait liquides ont également fortement diminué (-25 %) en 2016 passant de 233 millions de litres à 174 millions de litres, essentiellement en provenance de la Belgique (60,9 %) et de l’Allemagne (38,2 %). Cela a permis une hausse du solde de la balance commerciale en volume (+84Ml) et en valeur (+8 M€). La production française est restée stable en 2016 (-0,9 % en 2016 par rapport à 2015). Par contre, la consommation nationale a diminué de 3,4 % entre 2015 et 2016 (achat en magasin) ce que les exportations ont pu compenser.

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Du côté de la production, Emmanuel Vasseneix s’est montré « très inquiet ». « On risque de manquer de matière première un jour », a-t-il souligné, relevant « la dégradation de la trésorerie des exploitations » et « les difficultés économiques des jeunes ». Il a évoqué des zones dans l’Ouest déjà en déprise agricole et a rappelé que « d’autres pays en Europe ont choisi des positions radicalement différentes dans la production ». Et de s’insurger contre les demandes de plus en plus contraignantes des consommateurs pour produire une nourriture de qualité avec des prix qui ne suivent pas et des marchés mondialisés.

Les ventes de laits premier prix et d’importation diminuent en volume