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« Une question de survie » selon les levuriers européens

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Du côté des levuriers européens, gros consommateurs de sucre industriel, c’est la mobilisation car il y va de « la survie de la profession », comme l’a confié à Agra alimentation, Gérard Blin, président du Cofalec (Comité des Fabricants de Levure de Panification de l’Union Européenne). « Nous ne voulons pas faire partie des dommages collatéraux de la réforme de l’OCM « Sucre ». Nous sommes des otages des sucriers vis-à-vis desquels nous n’avons aucun pouvoir ». D’autant plus que, d’après lui, «tout se ligue aujourd’hui contre sa filière » : la raréfaction des matières premières, l’attitude hostile des sucriers qui refusent de fournir leurs productions, la concurrence des agrocarburants qui mangent une bonne partie de la mélasse disponible, la hausse des prix, sans parler bien sûr du rapport euro/dollar.

Le responsable des levuriers européens estime que la Commission européenne a bien raison d’intervenir dans les divergences entre industrie sucrière et industrie de la fermentation.

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« Je suis très content que Mariann Fischer Boel dise que si nous ne trouvons pas de terrain d’entente au niveau industriel, elle interviendrait en imposant une solution. Nous la soutenons et nous espérons qu’elle pourra aller au bout de sa détermination en dépit des pressions des sucriers », a-t-il souligné. A ses yeux, les 400.000 tonnes de sucre industriel proposées par la commissaire européenne pour résoudre le problème des approvisionnements de l’industrie de la fermentation, constituent « la seule solution de secours et il n’y en a pas d’autres ».