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Fruits et légumes Une réforme conjointe pour les OCM produits frais et transformés

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Par souci de cohérence, il est important de retarder jusqu’à l’année prochaine la réforme de l’organisation commune des marchés des fruits et légumes afin que les négociations puissent être menées parallèlement sur les secteurs des produits frais et des produits transformés, a indiqué Mariann Fischer Boel, la commissaire à l’agriculture, en réponse au ministre italien de l’Agriculture Giovanni Alemanno

Deux options avaient d’abord été retenues pour la réforme de l’OCM fruits et légumes : présenter une proposition pour les produits frais en septembre 2005 et une proposition pour les produits transformés en 2006 ou bien attendre l’année prochaine pour soumettre au Conseil agricole de l’UE les deux projets simultanément. Cette dernière option a été préférée par Mme Ficher Boel afin de disposer de temps supplémentaire pour procéder à l’évaluation de ces deux secteurs étroitement liés avant de proposer une réforme. Plusieurs études vont notamment être conduites sur les produits et mécanismes suivants : tomates, pêches et poires, agrumes, raisins secs et figues, restitutions à l’exportation, prix d’entrée et importations, retraits et gestion de crise.

Par ailleurs, en France, le décret d’application sur l’encadrement des remises et rabais dans la grande distribution pour les fruits et légumes est sur le point d’être signé par les pouvoirs publics. Quant au dispositif destiné à réguler les prix en période de crise conjoncturelle, il devrait être transmis au Conseil d’État d’ici fin avril, ce qui pourrait permettre une application pour la saison 2005. « Dès maintenant, on encourage les démarches volontaires d’encadrement des prix par les grandes enseignes, un dispositif euro-compatible », comme celui pratiqué en Espagne, indique un communiqué du ministère de l’Agriculture.

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organisation commune de marché
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Dans le Lot-et-Garonne, les agriculteurs s’inquiètent des bas prix pour la fraise, les tomates et les salades pratiqués par la grande distribution. Selon la Confédération nationale des syndicats d’exploitants familiaux (Modef), les producteurs français sont mis en concurrence avec la fraise espagnole qui revient « quatre à six fois moins cher ». Surtout, la grande distribution achète en Espagne des produits de moindre qualité à bas prix pour pousser les producteurs français à baisser les prix, affirme cette organisation.