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Incertitudes Une réforme dans la douleur ?

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Quatre grandes questions se posent désormais : Nicolas Sarkozy parviendra-t-il à tenir son calendrier ? A défaut, la réforme pourrait bien être enterrée par son successeur. Par ailleurs, celle-ci ne risque-t-elle pas de déclencher une guerre des prix, qui pourrait se révéler dommageable à un certain nombre d’enseignes ? Enfin, et surtout, ce projet verra-t-il le jour ? Déjà, le ministre délégué au Commerce, Christian Jacob, se dit très réservé. « L’objectif est de lancer la concurrence et la guerre des prix, c’est clair. Mais il ne faut pas un système où celui qui fait le plus de marges arrière est le plus avantagé ». « Cela me paraît du blanchiment de marges arrière », poursuit-il. Et de rappeler aussi les effets de la « solution hollandaise, où les prix ont baissé de 10 %, mais avec 10 000 emplois perdus ». Enfin quelle position les fabricants de grandes marques adopteront-ils face à un projet qui leur retirera la maîtrise totale du prix de vente de leurs produits ?

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Le ministre des Finances peut en tout cas se targuer de ce que le Conseil de la concurrence partage le diagnostic posé par la Commission Canivet. Saisie par l’UFC-Que Choisir dans la foulée de l’accord du 17 juin, cette instance estime dans un avis publié le 18 octobre, lui aussi, que le seuil de revente à perte, tel qu’il est défini par la loi Galland, « n’est pas fondé sur une réalité économique…ce qui l’empêche de jouer véritablement son rôle ». Nicolas Sarkozy pourra enfin se féliciter de ce que l’accord sur la baisse des prix arraché le 17 juin dernier porte ses fruits. Selon l’observatoire ECR France-IRI, diffusé le même 18 octobre, les prix des produits de grandes marques ont diminué de 1,57 % entre le 20 septembre et le 3 octobre par rapport à la mi-juin.