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Social/Législation Une réforme du Smic avant la fin de l’année

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Lors de la grande conférence sociale, qui a réuni autour du gouvernement syndicats et patronat lundi 9 et mardi 10 juin, au siège du Conseil économique, social et environnemental (CESE) à Paris, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, entre autres propositions ou pistes de travail, a annoncé vouloir mener une réflexions sur le Smic. Il souhaite une réforme du salaire minimum « avant la fin de l’année », après une concertation entre un groupe de travail interministériel et les partenaires sociaux. Il a ensuite annoncé que le gouvernement allait ouvrir une négociation sur « la sécurisation » des emplois. On y retrouve notamment la réflexion sur la flexibilité du marché de l'emploi, mais aussi sur la lutte contre les licenciements dits « boursiers». Il souhaite travailler à « lutter contre la précarité de l'emploi », en souhaitant que le « recours aux CDD, à l'intérim, au temps partiel subi » soit « renchéri, en agissant sur les cotisations d'assurance chômage ». Une déclaration qui n’a guère convaincu Laurence Parisot (Medef) qui a manifesté son mécontentement. « Nous sommes étonnés que le Premier ministre ne tienne pas compte des réalités économiques des PME », a-t-elle fustigé en s'élevant contre l'orientation donnée à la future négociation sur l'emploi. « L'approche n'est pas conforme à ce que nous vivons. Nous sommes préoccupés par comment embaucher, comment maintenir l'emploi » et non par les conditions de licenciement des salariés. Laurence Parisot va en discuter avec Michel Sapin « pour qu'il n'y ait pas d'ambiguïtés », laissant planer le risque d'un « clash ».
Jean-Marc Ayrault a par ailleurs précisé que le gouvernement allait confier à Louis Gallois, ancien patron de la SNCF et d'EADS, aujourd'hui commissaire général à l'investissement, « une mission sur la compétitivité de nos entreprises », avec l'objectif de « préparer la mise en œuvre d'actions concrètes d'ici la fin de l'année » pour améliorer leur « environnement ». « Nous devons veiller à ce que leur environnement réglementaire, administratif et fiscal soit propice à leur développement et les freins qui existent encore aujourd'hui doivent être levés », a-t-il ajouté. Laurence Parisot a cependant déploré que le Premier ministre n’ait guère parlé de compétitivité dans ses propositions.

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