La question du caractère volontaire ou obligatoire des mesures agricoles a occupé le centre des débats tout au long des négociations. Résultat : en dehors du cas des jeunes agriculteurs, cette nouvelle Pac est marquée par une forme de renationalisation, avec de nombreux éléments laissés à la discrétion des Etats membres. Ce que dénonce notamment l’eurodéputé Vert José Bové. Mais pour le commissaire européen Dacian Ciolos, ces critiques viennent des anciens États membres de l’UE : « Maintenant nous sommes 28 États membres ! Si nous décidons de règles trop rigides, il y a un risque de sclérose et d’inégalités. Toute politique européenne, de manière générale, doit désormais être adaptable pour que l’Europe ne soit pas quelque chose de trop lourd ». Mais, précise le commissaire, « Bruxelles ne peut pas être qu’un comptable en charge du budget, c’est pourquoi dans cette Pac il y a des objectifs et des outils communs ».
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