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Produits laitiers frais Une reprise depuis fin 2009 qui mérite d’être soutenue

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Pour conforter le timide mouvement de reprise qui est apparu sur le marché intérieur, les fabricants français de yaourts réunis dans leur syndicat Syndifrais lancent une campagne de 3,5 M EUR sur deux ans cofinancée par l’interprofession et les pouvoirs publics.

Après une année 2008 marquée par une baisse du marché des produits laitiers frais (PLF), l’heure de la reprise semble avoir sonné. Les ventes de PLF, qui depuis 2004 s’étaient stabilisées par rapport aux périodes fastes antérieures, se sont orientées à la baisse en 2008 (de -3,4 % en volume dans l’hexagone). Et l’année 2009, grâce à un redémarrage de la consommation intérieure au dernier trimestre, se solde par une légère augmentation (+0,2 %). Cette hausse des volumes a été boostée par une baisse générale des prix (-2,2 % en hyper, super et hard discount). Cette tendance semble s’inscrire dans la durée : les premiers chiffres 2010 confirment cette embellie avec +2,4 % en volume enregistrés en janvier 2010 (par rapport à janvier 2009).
Ce sont les laits fermentés « santé » (probiotiques et anti-cholestérol) qui auront soutenu le marché des yaourts. Mais tout en s’améliorant mois après mois, les ventes de yaourts en volume sur 2009 auront reculé de 2 %. En revanche, les fromages frais ont crû de 2,8 % et le marché des desserts frais est resté quasi stable (-0,7 %) tandis que celui des spécialités non laitières (produits au soja) s’est effondré.

Remontée des marques nationales
Sur l’année 2009, les ventes en volume des ultra-frais de marques nationales progressent de près de 3 %, compensant en partie le recul enregistré en 2008 (-8 %). A l’inverse, les MDD qui progressaient de 2,3 % en 2008, reculent de 1,3 % en raison d’un fort repli des MDD 1ers prix. La stabilité des ventes en volumes d’ultra-frais en 2009 s’explique en fait par un fort dynamisme des hypermarchés (+3,3 % pour 47 % du marché), une stabilité des supermarchés (-0,2 % pour 31 % de part de marché) et par un recul prononcé des ventes en hard discount (-5,1 % pour 22 % de part de marché).
Si l’on compare les prix de vente consommateur des ultra-frais par type de marque par rapport à janvier 2008, on note que ceux-ci ont globalement reculé en raison de baisses de tarif des marques nationales, les prix des MDD et autres marques évoluant globalement peu. Ainsi, en janvier 2008, si les ultra-frais de marque nationale étaient 50 % plus cher que les MDD, l’écart n’est plus que de 38 % en décembre 2009.

Boom des crèmes UHT
Pour sa part, le marché de la crème est resté très bien orienté l’an dernier avec une hausse des volumes vendus de 4,3 %. La dynamique du marché, tout au long de l’année écoulée, sera constamment venue de la crème UHT notamment des segments « allégées ». Les ventes de crème fraîche, en revanche, auront été en progression plus modérée (+1,5 % sur l’année), la bonne orientation des crèmes standard (+4,5 %) amortissant les contre-performances des crèmes allégées (-4,4 %).
Les marques nationales ont également résisté et même légèrement progressé (+0,7 % en volume) mais les ventes de crèmes MDD se sont avérées les plus dynamiques (+14,3 %) tandis que les marques 1ers prix ont reculé de 3,1 %. De décembre 2008 à décembre 2009, les prix de vente consommateur de la crème ont décru de 2 % en moyenne, les baisses étant respectivement 1,5 %, 4,5 % et 7,5 % pour les marques nationales, les MDD et les 1ers prix. Par circuit, les ventes ont progressé de 7,6 % en hypermarchés, de 3,1 % en supermarchés et de 1,7 % en hard discount.

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