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Vin Une réserve de vins de table pour réguler le marché

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Pour la première fois, l’Anivit a décidé de constituer une réserve de vins de table à indication géographique afin d’éviter un alourdissement du marché, lors d’un réunion le 22 septembre au ministère de l’Agriculture. Les rendements des vins de table en exploitations mixtes ont été fixés à 130 hl/ha.

«Dominique Bussereau (…) a organisé une réunion le 22 septembre pour arrêter des mesures favorisant le déroulement de la prochaine campagne viticole », précise le ministère dans un communiqué. Cette réunion a permis de décider que les rendements des vins de pays seront maintenus à leur niveau et que l’Anivit (interprofession des vins de table et de pays) mettra en réserve, pour la première fois, une partie de la récolte des vins de table à origine géographique afin de mieux maîtriser les volumes commercialisés. Les rendements de vins de table dans les exploitations mixtes seront fixés à 130 hl/ha « pour tenir compte de l’importance de la vendange 2005 », précise le ministère. Et afin d’éviter un engorgement du marché, les producteurs sont invités « à tirer pleinement partie de la distillation “alcool de bouche” qui sera ouverte à partir du mois d’octobre par la Commission européenne », poursuit le communiqué.

Le ministre a, par ailleurs, salué l’effort de maîtrise des rendements des producteurs de vins AOC « équivalent à 1,5 million d’hl ».

Un bilan des mesures de trésorerie accordées en 2005 pour faire face à la crise a été dressé à l’occasion de la réunion : « 2 millions d’euros sur l’enveloppe initiale de 17 millions d’euros sont d’ores et déjà réaffectés vers le Languedoc-Roussillon », précisent les services du ministre.

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D’autre part, au sujet des intempéries survenus ces derniers jours dans le Sud-Est, le ministre a précisé que « toutes les conséquences seront tirées en matière de calamités agricoles et d’autres dispositions qui pourraient être nécessaires ».

Enfin, il a insisté sur la nécessité de mettre un terme aux spéculations à la baisse sur les prix des vins. « Les mesures prises devraient avoir sur les marchés un effet positif permettant d’atteindre le seuil de 3 euros le degré hectolitre de vin de table», estime Dominique Bussereau.

La FNSEA et les JA (Jeunes agriculteurs) ont immédiatement salué « des décisions ministérielles qui vont dans le bon sens » en matière de distillation, de rendements et d’aides aux exploitations.