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Une revendication : le blé à 400 euros

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Face à la dépréciation du revenu des céréaliers (la compétitivité du blé s’enfonce peu à peu en Europe et aux États-Unis, face à l’Argentine, à l’Ukraine et au Kazakhstan, selon l’OPG), les adhérents de l’Organisation des producteurs de grains sont tentés de revendiquer un prix minimum pour le blé, comme l’ont fait les producteurs de lait pour leur produit. Ils n’ont pas encore fixé de montant, mais ils pensent s’aligner sur le même que celui des producteurs de lait : 400 euros la tonne. Ce prix est un prix sans aides Pac « puisque nous voulons sortir du système des aides directes ». Pour montrer que ce prix de 400 euros n’est pas exorbitant, le président de l’OPG a projeté un tableau montrant la situation le prix du blé et le niveau du Smic horaire en 1980 : respectivement 180 euros la tonne et 2,082 euros de l’heure. En 2010, le blé est à 167 euros la tonne et le Smic horaire à 8,86 euros. « Logiquement, le blé devrait s’élever à 766 euros la tonne », s’est exclamé le président de l’OPG.
À 400 euros la tonne, « je n’ai pas besoin d’aides et je me contente de produire 40 quintaux /hectare, en mettant le moins d’azote possible », a commenté Jean-René Gouron, président de la Coordination Rurale de la région Poitou-Charentes.

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