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Viande/Reprise Une seule offre encore en lice pour la reprise de Spanghero

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Le tribunal de commerce de Carcassonne décidera ce vendredi du sort de la société Spanghero, mais n’examinera que l’offre de rachat présentée par Laurent Spanghero et ses partenaires. L’offre concurrente que faisait le groupe Delpeyrat associé à la société familiale Deveille a été jugée « irrecevable par le tribunal » lors d’une audience tenue le 2 juillet. Delpeyrat ne jette toutefois pas l’éponge, son président Thierry Blandinières nous indiquant « être prêt à proposer un plan B » au cas où les juges opteraient pour une liquidation de la société si l’offre encore en lice ne les convaincrait pas.

Le tribunal de commerce de Carcassonne décidera vendredi 5 juin s’il accorde la reprise de l’entreprise de viande et produits cuisinés Spanghero de Castelnaudary (Aude) à Laurent Spanghero et ses associés, qui restent seuls en piste à l’issue de l’audience du 2 juillet. « Le procureur de la République a déclaré qu’il n’existe désormais qu’une seule offre puisque celle portée par Delpeyrat a été jugée irrecevable par le tribunal », indique Maître Lèguevaques, en charge de l’offre portée par Laurent Spanghero et ses partenaires, cité dans un communiqué des candidats retenus. Ce projet est porté par le fondateur de la société associé à Jacques Blanc et sa société d’investissement immobilier Investimo et l’opérateur financier Investeam. Pour eux, si leur offre est retenue, « nous prendrons les dispositions qui s’imposent pour investir dans la qualité et satisfaire les attentes des clients. Nous voulons relancer les activités dans le cadre d’une nouvelle entreprise qui s’appellera ‘Les Saveurs Occitanes’ », a déclaré Laurent Spanghero. Ils estiment que ce projet permettra de sauver quelque 100 emplois sur les 230 actuellement en poste. Ces derniers disent avoir à leur disposition plus de 5,5 millions d’euros de ressources, soit 3 fois le besoin en fonds de roulement. Ils se félicitent d’avoir obtenu également de la part des banques créancières un étalement de la dette de 11 millions d’euros sur une période de 22 ans, avec des échéances échelonnées. Cette dette correspond au reliquat d’un crédit bail de 15 millions d’euros souscrit auprès d’Oséo, de la Société générale et de CM-CIC pour financer la construction de l’usine de Castelnaudary.
 
Delpeyrat ne jette pas l’éponge
« Nous avons obtenu les mêmes assouplissements financiers de la part des banques, mais un étalement sur une aussi longue période n’est pas sérieux », nous a déclaré Thierry Blandinières. « Nous n’aurions pas su mener le redressement de la société avec une telle dette initiale, alors que la société n’a plus de client, et le restera encore pour 3 à 6 mois, d’autant que les vacances débutent ». Il qualifie le projet concurrent « d’affectif » et se dit prêt à refaire des propositions au tribunal si celui-ci ne retient pas le plan de Laurent Spanghero. « Nous présenterons un plan B pour éviter la liquidation », ajoute-t-il. En cas de liquidation de la société, Delpeyrat maintiendra son offre de reprise des activités cuisinées pour sauvegarder 30 à 35 emplois sur ce seul segment. Le groupe dit avoir « le soutien des enseignes de la grande distribution ».

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