C’est un développement sans complexe auquel veut se livrer Unigrains, le fonds financier des céréaliers, pour devenir un acteur majeur de la structuration de l’agroalimentaire français. Sans complexe parce que, depuis 2003, le fonds financier des céréaliers a été en quelque sorte « privatisé ». À l’époque, Unigrains gérait des fonds qui provenaient d’une taxe parafiscale qui perdura jusqu’en 1992, avec une prolongation temporaire jusqu’en 1995 pour financer la promotion des céréales. Gérée principalement par des investissements en capital dans des entreprises agroalimentaires, cette taxe constitua un volume de fonds propres qui restait sous le contrôle des pouvoirs publics. En 2002-2003, ceux-ci décidèrent de faire la part des choses entre ce qui appartenait à l’État et ce qui devait être dévolu à Unigrains. Après audit, une première loi de finances puis une seconde, le partage est définitivement fait : l’État récupérait 202 millions d’euros et accordait, en pleine propriété, 462 millions à Unigrains. Celui-ci devenait libre de gérer ces fonds propres à condition qu’il s’engage à rester dans les métiers de l’agroalimentaire. Depuis, c’est ce capital qui « tourne » chaque année, une part étant investie, une autre étant récupérée lors du dénouement des opérations antérieures. Ces fonds ont donc progressé pour atteindre 519 millions d’euros en 2006 contre 500 en 2005. Environ un cinquième est investi chaque année. Sur les 95 millions d’euros engagés en 2006, 43 millions l’ont été dans le secteur céréalier et 44 millions dans le secteur animal.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.