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Conseil informel européen Une stratégie de recherche commune pour préparer l’agriculture à l’après-2013

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Les ministres de l’Agriculture misent sur la formation, la recherche et l’innovation pour donner les moyens aux agriculteurs européens de surmonter les changements auxquels ils devront faire face après 2013, année qui devrait être marquée par une réforme de la Pac d’ores et déjà programmée et de nouvelles perspectives financières. « Nous allons faire face à des défis que nous devons maîtriser », a conclu Josef Pröll, le ministre autrichien de l’Agriculture et de l’environnement au terme d’une rencontre informelle à Krems (Autriche), du 28 au 30 mai, avec ses homologues européens.

L’Europe veut s’attaquer à ses carences dans le domaine de la recherche et du développement pour le secteur agricole. Face au manque de coopération entre les pays de l’UE, les ministres de l’Agriculture des Vingt-cinq, réunis dans la région vinicole de Krems, en Autriche, ont chargé le Comité permanent pour la recherche agricole d’élaborer un programme de travail communautaire d’études scientifiques.

Leur objectif est « d’éviter les doublons » dans les travaux de recherche menés par les différents instituts européens et de cibler les travaux sur les points forts de l’agriculture communautaire, a indiqué l’Autrichien Josef Pröll.

La Commission est invitée à examiner les nouvelles possibilités offertes par le 7e programme cadre pour la recherche et le développement adopté en première lecture, le 30 mai, par les Vingt-cinq. La commissaire à l’agriculture Mariann Fischer Boel est favorable à cette demande des ministres étant donné que tout concourt à réduire la place de l’Europe sur les marchés à faible valeur ajoutée : l’Union européenne doit renforcer sa capacité d’innovation et jouer sur l’image positive dont jouissent ses produits, a-t-elle expliqué.

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De « bonnes nouvelles » pour les jeunes agriculteurs

Les ministres veulent aussi aider à se former les jeunes agriculteurs dont ils ont rencontré les représentants. Pour cela, ils vont créer un programme Erasmus dédié au monde agricole. Sera aussi aménagée une plate-forme européenne des sociétés de conseil à la profession agricole. Une stratégie commune en matière de formation et un rapprochement des cursus vont être élaborés. « Ce sont vraiment de bonnes nouvelles. Nous espérons que des décisions vont être prises dès 2006, l’année européenne de la mobilité », s’est félicité Giacomo Ballari, le président de la Confédération européenne des jeunes agriculteurs, présent à Krems.

« Nous avons les yeux fixés sur 2013 », a conclu Josef Pröll. À cette date, les campagnes devront être en mesure de vivre sans restitutions et avec des perspectives financières nouvelles qui donneront sans doute des moyens considérablement plus limités qu’aujourd’hui à l’agriculture européenne. « Il faut que les agriculteurs européens s’adaptent», a lancé le ministre.