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La législation (loi de la République n° 8240) adoptée par les Philippines en novembre 1996 prévoit un taux forfaitaire inférieur de taxe sur les spiritueux produits à partir de diverses sources (notamment la sève de palmiers, tels que le nipa, le cocotier et le buri, ou le jus, le sucre ou le sirop de canne), « s’ils sont produits commercialement dans le pays dans lequel ils ont été transformés en spiritueux ». Des matières premières habituellement utilisées aux Philippines.
D’autres spiritueux, comprenant la plupart des produits alcoolisés importés, sont soumis quant à eux à un barème de prix faisant l’objet de taxes nettement supérieures. En 2004, les Philippines introduisent une nouvelle législation qui établit une hausse des taux de 30 % pour les spiritueux issus essentiellement de la production locale et de 50 % pour la plupart des spiritueux importés. Les taxes sur les spiritueux importés sont actuellement de 10 à 50 fois supérieures à celles des produits locaux, en fonction du prix de détail net du produit importé. L’ International Wine & Spirits Record (IWSR) a estimé la consommation de spiritueux aux Philippines en 2007 à quelque 47 millions de caisses (de 9 litres), ce qui en fait l’un des plus grands marchés des spiritueux de la région Asie-Pacifique. Cette estimation inclut un peu plus d’un million de caisses de spiritueux importés; le solde est constitué de spiritueux locaux produits principalement à partir de canne à sucre. Les spiritueux de l’UE vendus aux Philippines sont pour l’essentiel le brandy espagnol et le whisky écossais.
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