Rémunération de reconnaissance et interprofession bio sont les deux priorités réaffirmées par la Fédération nationale de l’agriculture biologique des régions de France lors de son assemblée générale des 30 et 31 mars à Autrans (Isère).
Les producteurs bio réunis à Autrans se sont voulus «optimistes et volontaires», malgré la «déconvenue» liée à «l’absence d’ambition et de consistance» des «mesures» annoncées par Hervé Gaymard en février. Ils misent sur «la force et la réactivité de leur réseau de groupements régionaux» ainsi que sur le futur plan d’action européen de l’agriculture biologique,.
Ils ont réaffirmé leur volonté d’obtenir une «rémunération de reconnaissance pérenne» avant 2007 pour les «bénéfices non marchands qu’ils apportent à la société toute entière». Évoquant les préconisations du rapport Saddier reprises par le ministre, ils ont refusé «de voir dévaluer la réglementation française» qu’ils se sont eux-mêmes imposés. Ils rappellent que la majorité des États-membres se sont fixés des règles plus contraignantes que le socle commun de la réglementation européenne.
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Ils ont réaffirmé leur souhait de créer une interprofession bio. Mais un certain nombre d’étapes préalables restent à franchir. Les sections bio doivent se mettre en place dans les interprofessions existantes avant de se regrouper elles-mêmes en interprofession bio. L’Agence bio attend que les nouvelles missions confiées par Hervé Gaymard soient confirmées par un texte officiel.
Enfin, à la veille du Printemps bio (manifestations en mai dans toute la France), les agrobiologistes ont donné mandat à la FNAB de communiquer et de promouvoir leur mode de production, à la fois en circuits courts et en circuits longs.