« Face au déclin structurel des ventes de soupes industrielles, Unilever annonce un projet d’évolution de sa production de soupes en France », a annoncé le 25 mars le groupe Unilever dans un communiqué. Ce projet prévoit la « cessation de l’activité de l’usine de Duppigheim », qui fabrique des produits à la marque Knorr, et la mise en place d’un « dispositif de transition professionnelle renforcé » pour les 261 salariés du site. Soixante-dix salariés pourraient être reclassés en interne dans les usines du groupe en Côte-d’Or, en Haute-Marne et dans l’Oise. « Un programme de reclassement externe local pour tous », précise le groupe, qui dit également vouloir rechercher des repreneurs pour le site, comme l’y oblige la loi Florange.
Une décision de fermeture qui passe mal chez les salariés, qui y voient plutôt un projet de délocalisation. « Nous avons réussi une année record qui nous a même valu les félicitations des dirigeants. On sait que le groupe a construit une usine toute neuve en Roumanie, plus aucun investissement n’est fait sur le site de Duppigheim depuis des années, le bateau est à l’abandon. Pour FO le vrai projet est la délocalisation », estime Martial Schwartz, délégué syndical FO, cité dans un communiqué FGTA-FO du 25 mars. Les syndicats entendent « se battre pour contester le fondement économique de ce PSE et obtenir les meilleures garanties pour l’avenir des salariés », ont-ils indiqué.
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L’usine Knorr de Duppigheim employait 500 salariés en 2009, mais les effectifs n’avaient cessé de diminuer depuis. Fin 2019, le taux d’utilisation de l’outil industriel de l’usine de Duppigheim n’était plus que de 40 %, selon Unilever. Les ventes de soupe toutes prêtes sur le marché français sont en baisse structurelle depuis 2012, notamment à cause des progrès de la cuisine à la maison.