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Unilever satisfait de ses investissements dans la croissance responsable

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Développement durable > L’industriel néerlandais constate que ses marques les plus avancées en matière de développement durable génèrent 70% de la croissance de son chiffre d’affaires. Plusieurs de ses engagements pris en 2010 doivent aboutir entre 2020 et 2030.

Unilver a profité de la Quinzaine du commerce équitable, qui s’est achevée le 27 mai, pour présenter un point d’avancement de son plan pour un mode de vie durable lancé en 2010. Celui-ci prévoit d’« aider plus d’un milliard de personnes à agir pour améliorer leur hygiène et leur bien-être d’ici 2020 », « réduire de moitié l’impact environnemental de ses produits » et « améliorer l’existence de millions de personnes d’ici 2020. »

À l’échelle mondiale (53,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2017), Unilever atteste que ses efforts en matière de développement durable génèrent une croissance de son chiffre d’affaires. « Nos marques durables, qui sont 26 au niveau mondial, ont connu une croissance 46% plus rapide que les autres marques du portefeuille et elles représentent désormais 70% de la croissance du chiffre d’affaires d’Unilever », a expliqué Bauke Rouwers, directeur général d’Unilever France. 

« En France, entre 50 et 65 % des foyers sont acheteurs de produits Unilever », rappelle François-Xavier Apostolo, vice-président marketing et ventes d’Unilever France. De ce fait, « même une réduction de l’impact environnemental de 25% a des conséquences fortes sur l’ensemble du marché ». Unilver a vendu l’année dernière dans l’Hexagone 600 millions d’euros de glaces et de thés (glaces Carte d’Or et Lipton principalement), et 900 millions d’euros de soupes, sauces et aides culinaires (Knorr et Amora).

Recours à différents cahiers des charges

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Pour mettre en pratique ses objectifs, Unilever agit sur les matières premières agricoles dont 56% sont « approvisionnées durablement » (100% en 2020). Ces produits répondent aux exigences des cahiers des charges internes ou bien sont certifiés par des tiers. Lipton utilise ainsi des feuilles de thé issues de ses propres plantations kenyanes certifiées Rainforest Alliance. Le cacao et la vanille utilisés dans l’usine de glace Carte d’Or de Saint-Dizier (Haute-Marne) sont aussi certifiés Rainforet Alliance. Ben & Jerrys, dont certains ingrédients sont labellisés Max Havelaar, Pukka et Mae Terra (cookies fabriqués au Brésil) sont tous trois certifiés B Corp. Unilever ne se focalise pas sur une certification en partuculier et choisit la plus judicieuse de son point de vue.

Le bio est aussi un axe de développement avec un élargissement des gammes. Sur le marché français, Pukka est la seule marque 100% bio, mais les marques conventionnelles s’y mettent peu à peu, comme Carte d’Or et Knorr. « Nous avons 40 références biologiques aujourd’hui, et ce nombre va doubler d’ici la fin de l’année », prévoit François-Xavier Apostolo. Unilver a aussi dévoilé ses avancées en matière de nutrition : le sel a été réduit de 22% dans les soupes Knorr depuis 2010 et, pour les glaces pour enfants, l'engagement a été pris de ne pas dépasser les 110 kcal par portion.

Même si les performances des marques durables sont encourageantes, Unilever est bien conscient que la prise en compte du développement durable n’est pas la motivation prioritaire des consommateurs. « Les clients choisissent d’abord la qualité », reconnaît Bauke Rouwers, ajoutant qu’« Unilever tient à ce que ses produits soient aussi durables. » Les études menées auprès des consommateurs des marques d'Unilever montrent que seulement un consommateur sur trois achète des produits durables, mais que plus de la moitié a envie d’en acheter, sans forcément trouver l’offre qui lui corresponde.