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Uniplanèze investit pour s’agrandir

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Les spécialités auvergnates d’Uniplanèze ont séduit les repreneurs de l’entreprise qui investissent dans les bâtiments et les équipements industriels de son site de Saint-Flour (Cantal). Réalisant son activité majoritairement avec la fabrication pour des distributeurs ou des marques, la société poursuit le développement de ses marques historiques.

Si Uniplanèze est peu connue du grand public, ses marques le sont bien plus des consommateurs d’Auvergne ou de tous ceux qui apprécient la gastronomie de cette région : le Père Jean, la Mère Lavergne, les Frères Lavergne et Julhes. Soit un portefeuille de marques dont l’une d’entre elles a été créée en 1928 (la Mère Lavergne) et les autres dans les décennies suivantes. Avec une recette phare, celle du tripou dont Uniplanèze s’est fait une spécialité. Au fil du temps, plusieurs sociétés ont été fédérées, jusqu’à former un ensemble unique aujourd’hui, autour du site de Saint-Flour, dans la Cantal, d’où sont sorties 1 300 tonnes de produits finis en 2021.

« Nous allons investir 4,2 millions d’euros sur notre site de production de Saint-Flour, dont 2,9 millions sont financés grâce à un crédit-bail de la communauté de communes, ce qui nous permettra de réorganiser notre production, de gagner en efficacité et d’augmenter nos capacités », explique Yannick Rousaire, co-gérant d’Uniplanèze aux côtés de Dominique Sabot. L’enjeu consiste aussi à augmenter les capacités de stockage et à intégrer cette activité, aujourd’hui externalisée. La surface du site (2 600 m2 actuellement) devrait être augmenté de 2 400 m2, à l’issue des travaux. L’entrée en fonction de ce nouvel équipement est prévue pour la fin 2023.

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8,5 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2021

Uniplanèze a réalisé un chiffre d’affaires de 8,5 millions d’euros en 2021, contre 7,75 millions d’euros en 2020, année au cours de laquelle les ventes avaient reculé à cause de la crise sanitaire. « Nos volumes se font à hauteur de 35 % avec les plats régionaux, à nos propres marques ou pour le compte de marques tierces », indique Yannick Rousaire. Quant aux 65 % restants, ils représentent l’activité de plats cuisinés en barquettes micro-ondables ou en bocal en verre, surtout pour les marques de distributeur. Le savoir-faire de l’entreprise permet de maîtriser de nombreuses recettes, régionales ou pas, et cela en mettant en œuvre plusieurs technologies comme le frais et l’appertisé, en barquettes, en bocaux en verre et en boîtes de conserve en métal.

Dans l’immédiat, les dirigeants de la société vont se concentrer sur les négociations commerciales en cours. « En fonction de l’issue des négociations avec la grande distribution nous pourrons confirmer notre prévision de chiffre d’affaires autour de 8,5 millions d’euros pour l’année 2022 », prévoit Yannick Rousaire. Car tous les postes de dépenses ont augmenté ces derniers temps, les ingrédients, les emballages, comme les prestations. Ce qui ne manque pas de peser sur les coûts de production de spécialités auvergnates d’Uniplanèze. Un défi pour l’équipe dirigeante de la société, nouvellement aux commandes : Uniplanèze a en effet été reprise par trois investisseurs (dont deux sont d’anciens salariés de la société, Yannick Rousaire et Dominique Sabot) rassemblés au sein de la holding Sanflo-Agro à la tête de l'entreprise. En bonne santé financière selon ses dirigeants, Uniplanèze a été reprise pour un montant tenu secret auprès des cédants Luc Paour et Philippe Lafon, par ailleurs acteurs dans le secteur des ovoproduits.

Uniplanèze a été reprise par trois investisseurs rassemblés au sein de la holding Sanflo-Agro