Malgré un plan d’urgence de 500 millions d'euros lancé à l’automne, les éleveurs européens continuent de subir la crise marquée par la chute de la demande chinoise en produits laitiers et l’embargo russe qui affecte particulièrement le secteur porcin. La France voudrait réunir autour d’elle le clan des États membres régulateurs pour amener la Commission à mettre en place de nouveaux outils de gestion du marché. Mais ces pays ne constituent pas une majorité qualifiée au sein du Conseil. Surtout que les Pays-Bas, réputés pour leur libéralisme, en assurent la présidence jusqu’en juin et ne pousseront pas une telle initiative. La dernière planche de salut pour le secteur pourrait donc être l’amélioration des relations entre les maillons de la chaîne d’approvisionnement alimentaire afin de renforcer le pouvoir de négociation des agriculteurs. Le commissaire européen Phil Hogan a lancé un groupe de travail censé lui rendre des recommandations avant la fin de l’année sur cette question. Mais Bruxelles semble là aussi avoir fermé la porte, estimant dans un rapport que les initiatives volontaires et réglementations nationales mises en place pour lutter contre les pratiques commerciales déloyales suffisent. Il faudra beaucoup de persuasion pour réactiver sur ces questions une Union qui a, de plus, de nombreuses autres préoccupations.

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