Tout fragile qu’il soit, le dernier accord sur le prix du lait donne un répit aux partenaires pour construire des bases pour l’avenir. C’est ce à quoi se sont attelés les producteurs la semaine dernière, suivis maintenant des coopératives. Le constat est le même, du moins dans la bouche des dirigeants de fédérations : la libéralisation à marche forcée ne permet plus de se croire à l’abri des mécanismes de la PAC. Et cela vaut pour les producteurs comme pour leurs coopératives et les entreprises capitalistes. Il n’empêche, le président de la FNCL n’est pas sûr que le message soit passé et il renouvelle ses exhortations : ce qu’ont fait les pays du nord de l’Europe doit nous inspirer, l’heure n’est plus aux discussions mais à l’action, les réticences régionales doivent être dépassées pour accélérer les alliances ou les regroupements, à l’intérieur de la coopération, mais pas seulement. Ce qui a été commencé pour le beurre, l’emmental et trop peu encore pour le lait de consommation est à accentuer. Bientôt Sodiaal devrait même donner l’exemple…

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Il est significatif que la Fédération des producteurs lance l’idée d’un outil financier propre à la filière, du type Unigrains ou Sofiprotéol, pour faciliter les choses. A ceci près que ces organismes ont eu de longues années … et des recettes parafiscales, pour capitaliser : ce n’est pas en un jour qu’ils ont structuré des pôles en meunerie-boulangerie ou en alimentation animale ni bâti le premier outil de trituration pour finalement s’offrir Lesieur.