Avec l’éclatement de la bulle financière et le choc en retour dont on ne mesure pas encore la violence sur toute l’économie, nombre de nos repères ont disparu. Et si le modèle ancien a volé en morceaux, tout le monde tâtonne pour trouver le nouveau. Les industries de grande consommation cherchent à s’accommoder d’un client devenu imprévisible et de plus en plus insaisissable, faisant, sans prévenir, le grand écart entre le low cost et le luxe et pour qui les marques, l’hyperchoix et…l’hypermarché ne sont plus une passion. Jusqu’ici, pour continuer de croître au rythme que leur imposait le monde financier, les industriels surchargeaient leur offre sans même avoir à démontrer l’utilité de leurs innovations et la légitimité de leurs prix. Or, ce temps est révolu, les marques un peu creuses et mono-gammes sont en danger, prévient Robert Rochefort, du Credoc. Le charme est donc rompu du côté des ménages, aussi les remises en cause ne sauraient épargner le monde de l’entreprise, comme le pressent fortement Franck Riboud. Il n’est pas neutre d’ailleurs que cet avertissement nous vienne du premier groupe alimentaire français : la maximisation du profit pour l’actionnaire ne pouvait que mener à une impasse, explique le P-dg de Danone dans Le Monde. Elle n’a fait que distendre les liens de l’entreprise avec ses fournisseurs, ses salariés, ses clients et les territoires dans lesquels elle opère. En consacrant une part de ses bénéfices à son environnement pour qu’il ne soit pas un désert, le groupe ne fait pas que soigner son image pour vendre ses produits et attirer les talents, il rappelle que sa pérennité et son utilité sociale sont un seul et même objectif.

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