Dans la crise qui secoue la filière fruits et légumes, les producteurs se sont trouvés, sans beaucoup chercher, un nouveau défenseur en la personne de Nicolas Sarkozy, le ministre d’État à l’Économie. Ce dernier avait déjà pris la main sur le délicat dossier des pratiques commerciales de la grande distribution au mois de juin. Sur le papier, la méthode Sarkozy avait payé en un temps record. Les accords « Sarkozy » ont été entérinés le 17 juin en moins de 15 jours de négociation. Dans son élan, en cette période de trêve estivale, Nicolas Sarkozy a envoyé une carte postale presque quotidienne aux producteurs dans la tourmente. Histoire d’occuper le terrain... agricole.
L’omniprésence médiatique sans surprise du ministre de l’Economie sur ce dossier, enjeu politique oblige, n’explique pas pour autant la quasi absence d’Hervé Gaymard, le ministre de l’Agriculture. Seul Christian Jacob, ministre délégué aux PME, est sorti de son silence le 22 août en proposant la mise en place des coefficients multiplicateurs plutôt que des prix minimums, évoqués par Nicolas Sarkozy. Difficile d’y voir clair dans les solutions à trouver pour sortir de cette crise. Et, sur le fond, ce dossier n’en finit pas d’empoisonner Bercy.
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Seul sursaut médiatique d’Hervé Gaymard : un communiqué commun avec Christian Jacob daté du 25 août, se satisfaisant d’un accord pour favoriser la promotion des produits. La veille, un très long communiqué de Bercy expliquait que la négociation était toujours en cours. Le ministre de l’Agriculture semblait reprendre la main alors que, déjà, certains syndicalistes en vue se demandaient s’il était toujours... à l’Agriculture ! Réponse à la rentrée.