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Bovins et ovins Vaccination contre la FCO : peu d’effets indésirables déclarés

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L’Agence nationale du médicament vétérinaire (ANMV) a rendu publics le 11 décembre les résultats du suivi de pharmacovigilance de la vaccination contre la fièvre catharale ovine (FCO) : 123 millions de vaccins ont été administrés, le nombre de foyers est faible aujourd’hui et moins de 1500 effets indésirables graves, concernant près de 10 000 animaux, ont été déclarés.

Les vaccins contre la FCO, réalisés dans l’urgence, disposent pour l’instant d’une autorisation temporaire d’utilisation (ATU), procédure d’autorisation exceptionnelle d’une durée d’un an. Utilisés pour une vaccination de masse, ils font l’objet d’un suivi de contrôle de leur efficacité et de leur innocuité, confié au réseau de pharmacovigilance de l’ANMV.
Patrick Dehaumont, directeur de l’agence du médicament vétérinaire, a annoncé que 123 millions de doses de vaccins ont été administrées à des animaux d’élevage. Le nombre de foyers de FCO a quasiment été réduit à néant, en France, passant de 32 000 en 2008 à 82 en 2009. Ce qui semble démontrer l’efficacité de la vaccination.
Le nombre de déclarations d’effets indésirables graves (les autres ne sont pas déclarés) s’élève à moins de 1500 (dont 1220 concernent des bovins). Ces déclarations (réalisées à 90%, par des vétérinaires), qui concernent parfois un troupeau entier, signalent des effets sur près de 10 000 animaux dont 1 205 cas de mortalité.

Faire évoluer les procédures pour des résultats plus pertinents
Cependant, il est probable que les effets indésirables du vaccins fassent l’objet d’une sous-déclaration, reconnaît l’ANMV. D’autre part, les informations mentionnées sur les déclarations ne permettent pas, dans la majorité des cas (près de 900 sur 1500), de déterminer s’il existe un lien entre l’effet déclaré et la vaccination. Une des difficultés est liée à l’injection de deux vaccins au même moment (contre les sérotypes 1 et 8 de la FCO) qui ne permet pas de savoir lequel est en cause. Toutefois, un problème d’infection au point d’injection, pouvant aller jusqu’à entraîner la mort de l’animal, a été établi pour un des vaccins.
L’agence réfléchit à un moyen de faciliter les procédures de déclaration et à faire évoluer les questionnaires pour disposer d’informations permettant plus facilement de conclure.
« Il faut être prudent quant à l’interprétation des données », a observé le directeur de l’ANMV, en concluant cependant que les résultats du réseau de pharmacovigilance ne sont pas de nature à remettre en cause la vaccination contre la FCO.

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