Les experts vétérinaires de l’UE devraient examiner et probablement adopter, le 2 ou le 3 décembre, un projet visant à autoriser le lancement de campagnes de vaccination préventives contre le virus de la fièvre catarrhale (ou langue bleue), dans les zones encore indemnes de la maladie.
Une nouvelle zone de restriction liée à l’épizootie de fièvre catarrhale pourrait faire son apparition dans les prochaines semaines. Les experts vétérinaires de l’UE pourraient en effet donner leur feu vert, le 2 ou le 3 décembre, au projet de révision des règles de lutte contre l’expansion de ce virus, soumis ces dernières semaines par la Commission européenne. Bruxelles prévoit notamment l’instauration d’une zone de restriction des mouvements d’animaux à trois niveaux :
– le foyer de l’épidémie, une zone sans vaccination, infectée ;
– au-delà, une zone infectée avec vaccination ;
– et enfin, un dernier périmètre plus vaste, encore épargné par le virus, mais au sein duquel des campagnes de vaccination préventives seraient menées.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Les Etats membres auraient la possibilité de mettre en place les nouvelles zones de vaccination préventive, après notification à la Commission européenne qui aurait 7 jours pour s’y opposer. Par ailleurs, les mouvements d’animaux entre les zones de restriction infectées avec vaccination (zone 2) et les zones de restriction non infectées avec vaccination préventive (zone 3) seraient facilités.
Le rôle des moucherons confirmé
Cette évolution des règles suit l’avis de l’Autorité européenne pour la sécurité des aliments (EFSA), publié le 18 novembre. Celle-ci estime que « la vaccination pourrait être plus efficace pour la réduction du risque de transmission pendant le transport que le dépistage des animaux avant leur transport ». L’Autorité a confirmé le rôle des moucherons Culicoïdes présents sur les animaux dans la transmission du virus.
L’utilisation des insecticides ou des répulsifs avant le chargement des animaux dans les camions « pourrait contribuer à réduire le risque », note l’EFSA, bien que des études supplémentaires soient nécessaires pour en évaluer l’impact. Enfin, l’agence reste très prudente sur la périodicité des risques de transmissions de la maladie en fonction de la période d’activité des moucherons, faible de janvier à juillet et élevé d’août à décembre.