Première en France, un pôle de compétitivité met en place un dispositif de sécurité économique pour ses propres adhérents. Valorial, pôle basé en Bretagne et centré sur la recherche et l’innovation alimentaire proposera dès le début mars à tous les nouveaux porteurs de projets, et plus largement à tous ceux qui souhaitent bénéficier du dispositif, de signer une charte de « sécurité économique ».
En présentant une charte de « sécurité économique » aux entreprises adhérentes du pôle de compétitivité breton Valorial, son délégué général Michel Pinel expliquait : « Il s’agit d’apprendre à protéger l’information lorsque celle-ci est confidentielle, et faire en sorte que toutes les PME qui ont le culte du secret viennent dans Valorial développer sans crainte un projet collaboratif ».
Parmi les 66 pôles de compétitivité labellisés en France, 10 ont été retenus pour expérimenter la sécurité des informations, parmi lesquels Valorial a été le plus prompt à valider son projet. Ils ont pour cela le soutien de France Intelligence Innovation, une émanation de deux structures publiques, l’Agence pour la diffusion de l’information technologique (ADIT), et la Compagnie européenne d’intelligence stratégique (CEIS).
« Les grands acteurs mondiaux ont depuis longtemps intégré la notion de sécurité économique dans leurs comportements », explique Gérard Pardini, chef du département intelligence économique à l’Institut national des hautes études de la sécurité. Mais pas les PME, et l’Etat veut ici se faire leur guide. Car « si on ne fait rien, poursuit M. Pardini, on va se faire piller ».
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Valorial a nommé une personne « relais », sorte de correspondant sécurité économique qui aidera les adhérents du pôle, eux-mêmes pourvus d’un « référent sécurité économique » – le spécialiste « qualité » fera très bien l’affaire au départ, précise-t-on chez Valorial –, à appliquer les règles de base.
Objectif : que tout partenaire à un même projet puisse se retrouver, via l’informatique, sur une plate-forme commune et sécurisée. Selon Gérard Pardini, l’Afnor vérifie actuellement si l’ensemble de cette procédure de sécurité économique ne pourrait pas faire l’objet d’une norme.