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Edito venezverifier

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L'année 2014 s'achève sur la publication d'un rapport alarmant sur la sécurité sanitaire de l'alimentation en France (voir p. 14), alors que notre système est l'un des plus sûrs au monde. Il serait dommage qu'il ne le reste pas, d'autant que les consommateurs n'ont jamais été aussi préoccupés par les risques liés à leur alimentation. Dans ce climat de défiance à l'égard des IAA, 2014 a vu émerger une heureuse initiative. La campagne #venezverifier de Fleury Michon a ouvert la boîte noire de la fabrication du surimi, d'une pêcherie en Alaska à l'usine vendéenne du groupe. Quelques bloggeurs, internautes et journalistes ont participé à cette opération, qui s'est traduite par de nombreuses retombées sur les réseaux sociaux et dans la presse, mais aussi par une très belle performance commerciale. Sur l'année 2014, les volumes de surimi de Fleury Michon ont progressé de 10 % alors que le marché reculait de 4 %, nous indiquait récemment Gérard Chambet, directeur général des activités traiteur et traiteur de la mer du groupe. Fleury Michon a beaucoup travaillé, ces dernières années, sur l'amélioration de ses recettes de surimi, désormais garanties sans polyphosphates ni sorbitol. Ce qui lui permet, avec sa stratégie d'approvisionnements en pêche durable, d'ouvrir sans crainte les coulisses de la fabrication d'un produit souvent décrié.

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Seuls la transparence et le dialogue pourront endiguer la défiance des consommateurs. L'opération #venezverifier l'illustre bien. Un exemple que certains industriels pourraient méditer avant de mettre en avant des images d'Epinal de l'agriculture ou des méthodes de fabrication traditionnelles ou artisanales dans leurs campagnes de publicité…