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Vente différée de porcs vivants : ça patine

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La mayonnaise des contrats de vente différée de porcs vivants n’a pas encore pris. Depuis le lancement fin 2011 par le Marché du Porc Breton, seulement « 4 250 des 32 000 porcs proposés en livraison différée par des éleveurs ont été achetés par un des trois abatteurs agréés (Kermené), au cours de 29 marchés (un par semaine) », a expliqué Jean-Pierre Joly, directeur du MPB, le 22 juin lors de l’AG du Marché. Une vraie goutte d’eau puisque dans le même temps, le MPB a vendu 1,972 million de porcs... Le marché de la vente différée manque donc clairement de liquidités, c’est-à-dire d’offre. « Ce n’est pas facile de passer d’un esprit spot (où l’on écoule sa marchandise NDLR) à un esprit de marge (où l’on se fixe un objectif de prix NDLR) », concède le président du MPB, Daniel Picart. Il faut noter, cependant, que mis à part quelques lots vendus 20 cents de plus ou 12 cents de moins du kilo vif que le prix « spot » au moment de leur livraison, « l’écart de prix moyen est de 6 cents en faveur de la vente différée », précise Jean-Pierre Joly. À confirmer avec des volumes plus importants.

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