Un réexamen en profondeur dès 2017 du verdissement des paiements directs de la Pac. C'est ce que demandent six États membres de l'UE au commissaire européen Phil Hogan. Celui-ci s'est, pour le moment, seulement engagé à travailler à une simplification de la mise en œuvre de la réforme sans toucher à la base politique du texte. Le verdissement vient tout juste d'entrer en vigueur, le 1er janvier. Et pendant les deux premières années de son application, les sanctions ne dépasseront pas les 30 % du paiement vert. Les États membres ont déjà fait part de leurs difficultés à appliquer et contrôler les nouvelles exigences, en particulier les surfaces d'intérêt écologique qui devront couvrir 3 % puis 5 % des exploitations de l'UE. Mais le commissaire à l'agriculture n'a pas promis le réexamen à mi-parcours que veulent ces six États membres – et qu'ont également appelé de leurs vœux certains parlementaires européens et organisations agricoles. Parmi leurs demandes précises, certaines tiennent du bon sens (contrôles basés sur le risque, éviter les surfaces d'intérêt écologique trop petites…). Mais d'autres semblent remettre plus profondément en cause le verdissement. Comme l'évaluation de l'impact financier et administratif sur le secteur agricole de la diversification des cultures et du maintien des prairies permanentes au regard des bénéfices environnementaux obtenus. L'objectif de la démarche n'est de toute façon pas, à ce stade, de discuter de mesures concrètes mais plutôt d'imposer une révision de la nouvelle Pac en 2017 alors que rien ne la prévoit
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