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Porcs Vers un assouplissement du régime des installations classées

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Les éleveurs de porcs se sont réunis à Aurillac le 14 juin pour l’assemblée générale de la FNP (fédération nationale porcine). Face à Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, ils ont revendiqué une revalorisation du prix du porc et un allègement du règlement Installations classées. Le ministre leur a promis un simple régime d’enregistrement pour les exploitations de 450 à 2000 porcs.

«Jean-Marc Ayrault a accepté dans les mesures de simplification administrative le régime d’enregistrement pour les installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE)», a déclaré Stéphane Le Foll lors de l’assemblée générale de la FNP (fédération nationale porcine) à Aurillac, le 14 juin. Le face-à-face entre le ministre et les éleveurs de porcs était calme, mais les revendications sont loin d’avoir perdu en intensité. Les producteurs demandent que le travail des préfets en charge des ICPE soit encadré. « Il ne faudrait pas que des préfets reculent face à la pression de trois associations écologistes », soutient Jean-Michel Serres, président de la FNP, applaudi par les éleveurs. En passant à un régime d’enregistrement pour les exploitations de 450 à 2000 porcs, les démarches administratives seraient plus simples car les enquêtes d’utilité publique ne seraient pas systématiques. Ce serait une économie de temps et d’argent pour les éleveurs désireux de s’agrandir ou de s’installer.

Revalorisation du prix du porc

La sortie de crise de la filière porcine passera aussi par une revalorisation du prix du porc. Face à près de 400 éleveurs de porcs français, Stéphane Le Foll soutient que travailler sur la viande fraîche serait plus simple que sur les produits transformés : « Les industriels préfèrent s’approvisionner un peu partout : sur la charcuterie, ça ne marchera pas ». Le médiateur mobilisé par les pouvoirs publics sur la question de la revalorisation du prix payé au producteur en filière viande fraîche pourrait être en mesure de faire une proposition avant le 14 juillet. Cette revalorisation passe aussi par un travail sur l’étiquetage. « La technicité des éleveurs français est un véritable atout. Nous allons la valoriser », explique le ministre. Le travail ne porte pas uniquement sur l’étiquetage de l’origine : valoriser la technique et les conditions sociales de production en France sont de sérieuses pistes envisagées. Début juillet, une réunion avec toutes les filières viandes est prévue pour travailler sur un cahier des charges commun. « Il s’agira de le décliner par la suite avec les spécificités de chaque filière », précise Stéphane Le Foll. Que ce soit sur le prix payé au producteur ou sur l’étiquetage, la stratégie est claire : valoriser et rémunérer le travail des professionnels de la filière porcine française.

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