Les deux actionnaires de Tönnies semblent disposés à négocier pour enterrer la hache de guerre, selon Lebensmittelzeitung (21 mai). Clemens et son neveu Robert, qui s'affrontent devant les tribunaux depuis de longs mois, travaillent à un compromis pour organiser la gouvernance de l'entreprise familiale, leader de la viande en Allemagne, avec plus de 5,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires (2013). Des dissensions demeurent sur le partage du pouvoir et sur le sort de Zur Mühlen Gruppe (charcuterie et viande). L'invalidation, en appel, de son double droit de vote, aurait encouragé Clemens Tönnies à rechercher une solution (voir Agra Alimentation du 12 mars 2015). Le jugement rendu à Bielefield le mois suivant (sur le souhait de Robert Tönnies de revenir sur la transmission de 5 % du capital du groupe familial à son oncle), a, lui, avant tout mis l'accent sur le délai très long qui s'écoulerait encore avant une décision définitive, confortant sans doute les deux parties dans la recherche d'une solution négociée. Le sort de Zur Mühlen Gruppe doit également être précisé. Clemens Tönnies, qui a repris cette entreprise à partir de 2011, considère cet actif comme un bien personnel, ce qui n'est pas du goût de son neveu Robert. Selon Lebensmittelzeitung, qui cite l'entourage de Clemens Tönnies, ce dernier a deux exigences dans la négociation : son neveu ne doit pas devenir majoritaire de Tönnies et ne doit pas espérer y intégrer Zur Mühlen Gruppe gracieusement. L'idée d'une introduction en Bourse, déjà évoquée depuis plusieurs années, est à nouveau mentionnée.
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