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Viande bovine Vers un rebond de la production française de bovins en 2015

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La production de bovins devrait rebondir en 2015, portée par d'importantes réformes de vaches laitières, mais aussi de vaches allaitantes, à partir du mois de mai. En revanche, la production de broutards devrait continuer de régresser, face à une demande italienne réduite. La consommation de viande bovine pourrait repartir globalement à la hausse, mais au profit de la viande hachée.

La reprise de la production française de bovins finis, amorcée à la fin du semestre 2014, devrait se poursuivre sur l'année 2015, prévoit l'Institut de l'élevage, dans une note parue le 27 janvier. Elle devrait augmenter de 4% en 2015, à 1,52 M tonnes équivalent carcasse (téc). Cette hausse sera portée par la production de femelles (+6% par rapport à 2014), laitières, puis allaitantes. « Le rythme des réformes laitières enclenché en septembre 2014 se poursuivra au moins jusqu'au 31 mars, date de la fin des quotas laitiers », postule l'Institut de l'élevage. Les réformes portent sur un cheptel de vaches laitières important, en hausse de 0,7% au 1er décembre par rapport à 2013.

En attendant la nouvelle PMTVA

Le cheptel allaitant était également en hausse de 0,9% en décembre 2014. Les éleveurs de bovins viande ont conservé un maximum de femelles dans leurs troupeaux, observent les analystes. Deux raisons à cela : les bonnes réserves fourragères, et l'attente des références individuelles pour la prime couplée à la vache allaitante, attendues de la part du ministère de l'Agriculture pour le début de l'année 2015. Ces dernières une fois connues, les ajustements devraient être « progressifs », estime l'institut : « Les premières réformes allaitantes arriveront sur le marché à partir du mois de mai, après la commercialisation des broutards nés à l'automne 2014, suivies de celles ayant vêlé durant l'hiver 2015 ».

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Moins de broutards en 2015

En revanche, les exportations de broutards devraient continuer de s'effriter (-1%), tout comme la production de veaux de boucherie (-1%), tandis que la production de taurillons et de bœufs devrait augmenter respectivement de 2% et 1%. « La crise du secteur de l'engraissement en Italie n'est pas résolue, constate l'Institut de l'élevage. La baisse de la demande italienne pour les broutards français ne sera compensée que partiellement par une hausse des flux vers l'Espagne et les pays tiers méditerranéens. » Globalement les disponibilités accrues de viande de vache devraient permettre une petite hausse de la consommation française (+0,8%), mais celle-ci sera marquée une descente en gamme. En somme, prédisent les analystes, les consommateurs continueront d'acheter plus de viande hachée et moins de piéces.