Lors de son entrevue le 15 septembre avec des responsables professionnels au début de sa visite du Space, le ministre de l’Agriculture a annoncé que le seuil à partir duquel il rendra obligatoire l’étiquetage de l’origine de la viande (application au 1er janvier) dans les produits transformés serait de 8 % de viande (50 % de lait pour les produits laitiers), rapportent plusieurs personnes présentes. Le texte devrait paraître prochainement. Une période de tolérance devrait être appliquée pour les emballages jusqu’au 31 mars. Et le logo Viande de France devrait être considéré comme équivalent. Dans un communiqué, la FNSEA s’est déclarée satisfaite du prochain démarrage de cette expérimentation qui devrait durer deux ans : « Il s’agit d’une information essentielle que nous devons à nos concitoyens, qui veulent tout simplement savoir d’où provient leur alimentation, se réjouit la FNSEA. Les agriculteurs demandent depuis longtemps cette transparence, et il a fallu se battre sans relâche pour avoir l’obtenir ! » En revanche, l’association de consommateurs Familles rurales, qui demandait un taux de 5 %, n’est pas satisfaite du taux annoncé. « De nombreux plats préparés contiennent moins de 8 % de viande, explique Familles Rurales dans un communiqué le 15 août. Le mouvement a d’ores et déjà repéré par exemple des raviolis ou des pâtes à la bolognaise qui n’en contiennent que 7 % et qui ne seront donc pas soumis à l’obligation d’étiquetage. Par ailleurs, le seuil de 8 % présente un risque d’effet d’aubaine fort. Pour les produits contenant entre 8 et 10 % de viande, la tentation sera grande pour certains industriels d’adapter leurs recettes pour échapper à cette obligation d’étiquetage. »
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