La FNTR (Fédération nationale du transport routier) et TLF (Fédération des entreprises de transport et logistique de France) ont signé tout récemment une convention avec l’ABEA, Association bretonne des entreprises alimentaires. Leurs objectifs : mettre en place une charte de fonctionnement entre chargeurs et transporteurs dans un esprit de filière, dans le but d’optimiser les coûts logistiques ; et agir en force de propositions sur des dossiers sensibles tels que le transport de 44 tonnes par poids-lourd (40 tonnes maxi aujourd’hui), les infrastructures -bases logistiques, éventuelles taxes futures sur un réseau de quatre-voies gratuites actuellement, etc.
Une premier rapprochement avait eu lieu en 2004 entre l’ABEA et 18 entreprises de transport dans le seul secteur du frais. Mais les difficultés d’un secteur en proie à un accroissement de ses charges – coût du travail, énergie notamment – ont eu raison d’un bon nombre de sociétés qui ont passé le relais à leurs fédérations.
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« Les industriels se sont rendus compte l’année dernière qu’il commençait à manquer de camions et de chauffeurs », résume Hervé Le Jeune, délégué régional de la FNTR Bretagne. Les fédérations se sont donc rapprochées en élargissant leurs domaines d’intervention au sec et au surgelé.
Avec les chambres consulaires, les collectivités territoriales, les signataires vont constituer un comité de suivi chargé de jeter les bases d’une filière d’acteurs parlant le même langage pour parvenir au même but, l’harmonie dans le transport alimentaire. Selon Hervé Le Jeune, 60 % des 2800 sociétés de transport bretonnes travaillent exclusivement du fret agroalimentaire. Ne manque plus qu’un maillon à la table : les distributeurs GMS et RHD.