Après une année 2007 en hausse de 3,2% et un exercice 2008 parti sur les mêmes bases, la production d’aliments pour animaux en France se rétracte depuis le mois de septembre. Résultat : les volumes ne progresseront que de 1,8% sur l’année. Ce ralentissement devrait se prolonger en 2009, voire s’accentuer si la consommation continue de chuter.
La production française d’aliments composés enregistrera une chute sur les quatre derniers mois de l’année 2008, a annoncé Coop de France nutrition animale lors d’une conférence de presse mercredi 29 octobre. Sur les huit premiers mois de 2008, la production a enregistré une hausse de 3%, principalement tirée par la demande en aliments pour vaches laitières en augmentation de 22% par rapport à la même période en 2007. Mais sur la totalité de l’année, l’augmentation ne devrait pas dépasser 1,8%. Un temps espérée à 23 millions de tonnes, la production totale pourrait se limiter 22,8 Mt.
Une année 2009 difficile en perspective
C’est la mauvaise conjoncture laitière avec les demandes de baisse des prix de la part des transformateurs à laquelle s’ajoute une bonne production d’herbe durant l’été qui freine l’activité. Sur les douze mois de l’année, la progression en bovin pourrait s’élever à 9%, en volailles et ovins la production devrait rester stable, par contre le porc enregistrerait un recul de 0,5 à 1% et le lapin de 8%. « Ce tassement préfigure une année 2009 difficile, estime Jean-Luc Cade, président de Coop de France nutrition animale, d’autant que la consommation des ménages en viande devrait encore diminuer ».
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Une baisse des prix de l’aliment annoncée
Les prix de l’alimentation animale vont, eux, baisser significativement d’ici à la fin de l’année assure Coop de France. La répercussion de la baisse du cours des matières premières qui a été retardée par les opérations de couverture devrait se faire ressentir dans les mois qui viennent. « Le cours des céréales à un moment donné n’est pas représentatif du prix payé par les usines qui doivent acheter en avance pour assurer leur approvisionnement, précise Valérie Bris qui prendra la direction du pôle nutrition animale le 1 ernovembre, et nous sommes dans une période où le prix de la marchandise disponible est bien plus intéressant que la couverture ».