À la veille du G20 des ministres de l’Environnement et du Climat qui se tiendra le 28 juillet en Inde, le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu espère aboutir à une déclaration commune, après avoir échoué à en faire autant à Bali en août 2022. L’enjeu est de « restaurer un message d’unité […] et un message d’ambition » sur les « enjeux globaux » liés au climat et à l’environnement, a indiqué son cabinet lors d’un brief à la presse le 25 juillet.
Sur le volet climat, le G20 devrait réaffirmer l’objectif de limiter la hausse des températures à 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle (objectif issu de la Cop26 sur les changements climatiques, NDLR). Le MTE espère aussi « des avancées » sur le fait « d’aligner l’ensemble des flux financiers sur un développement bas carbone ». En revanche, les négociations sont « assez compliquées » sur « l’objectif d’avoir un pic des émissions mondiales de gaz à effet de serre avant 2025 », et sur « la sortie ou du moins une réduction progressive du recours aux énergies fossiles ».
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Sur le volet environnement, les pays membres du G20 devraient s’emparer des avancées de la Cop15 de Montréal-Kunming (sur la biodiversité), et notamment de l’objectif de diviser par deux le risque causé par les pesticides et fuites de nutriments dans l’environnement. La présidence indienne pousse également pour affirmer « la promotion de pratiques agricoles et d’utilisation des terres durables » en lien avec la protection de l’eau douce.
Les enjeux d’une déclaration commune des vingt nations sont « assez vertigineux », selon l’entourage du ministre. « Le G20, c’est plus de 80 % du PIB mondial, 60 % de la population mondiale, 80 % des émissions de CO2, 75 % de la demande énergétique mondiale, 50 % des terres et des zones économiques exclusives de la planète, […] 75 % des déchets générés dans le monde, dont 50 % des déchets plastiques mal gérés », a indiqué son cabinet.