Abonné

Vers une interdiction du dioxyde de titane fin 2018

- - 2 min

Additifs

Alors que les confiseurs sont actuellement en recherche d’alternatives au dioxyde de titane sous forme de nanoparticules (Agra Alimentation du 19 avril 2018), le gouvernement a décidé d’accentuer la pression sur les industriels en envisageant d’interdire le produit d’ici la fin 2018. "Nous avons voulu prendre les devants : le gouvernement, dès le début d’année, a envoyé à la Commission européenne une note pour qu’elle envisage de suspendre la commercialisation de ce produit", a déclaré le 18 mai la secrétaire d’État à la Transition écologique, Brune Poirson, lors d’une visite à Tourcoing (Nord) de l’usine du confiseur Verquin (Groupe Sucralliance) qui a ôté le dioxyde de titane de ses Têtes brûlées. Et dans la loi Alimentation examinée en séance plénière à l’Assemblée nationale depuis le 22 mai, un amendement prévoit un moratoire sur les importations de dioxyde de titane.

Seule l’UE peut interdire la substance, mais la France peut la suspendre, en respectant une procédure de notification qui prend plusieurs mois. Selon une porte-parole de la Commission européenne, Paris a fait une demande en février.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Commission européenne
Suivi
Suivre
gouvernement
Suivi
Suivre

En réponse, la Commission a demandé à l’EFSA d’examiner si quatre nouvelles études présentées par la France justifieraient une nouvelle évaluation de cet additif, que l’agence avait jugé en 2016 comme n'étant "pas de nature à entraîner un risque sanitaire". L’EFSA doit rendre un avis d’ici l’été. Face aux inquiétudes, l’Anses a lancé une expertise sur les effets sanitaires de l’utilisation des nanomatériaux en général dans l’alimentation, dont les conclusions sont attendues en 2019. L’an dernier, une étude de l’Inra a conclu que l’exposition chronique au E171 favorisait la croissance de lésions pré-cancéreuses chez le rat. Sans que ces résultats ne permettent de conclure sur ses effets sur l’homme, selon l’Anses.