Abonné

Tests Vers une meilleure qualité des produits de la mer

- - 2 min

Un groupe de chercheurs européens, coordonné par l’université de Rome, a réussi à produire des anticorps contre des toxines qui se concentrent dans les moules, les huîtres, le crabe et le thon. Ils pourraient servir à la mise au point de tests rapides, par sonde-électrode, pour les industriels de la transformation des produits de la mer.

Les toxines dues à une prolifération de phytoplancton, indésirables dans l’océan ou dans les eaux d’élevage, sont traditionnellement détectées par des méthodes longues et coûteuses, comme les kits Elisa, les méthodes in vivoou la HPLC. Les normes européennes, qui fixent entre 40 et 60 microgrammes la limite toxique pour l’acide okadoïque (l’un des principaux responsables des syndromes diarrhéiques lié à l’ingestion de coquillages), poussent à mettre au point une méthode plus fiable et plus performante à même de garantir la fraîcheur et la sécurité des produits. Les chercheurs comptent développer dans le cadre du programme Flair un biocapteur basé sur une réaction immunologique entre la toxine et son anticorps. Un outil équivalent est également envisagé pour la détection de l’acide domoïque et de la saxitoxine.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

sécurité
Suivi
Suivre

Autre avancée dans ce domaine, le département de recherche aquacole de l’université de Plymouth a mis au point, en partenariat avec le Centre océanographique de Vigo et l’Institut espagnol d’océanographie, une technique de détection des espèces d'algues toxiques. Financée également par l’Union européenne, la méthode repose sur l’utilisation d’un nouveau type de microscope capable de distinguer automatiquement les algues toxiques des autres algues. Les résultats, établis par les agences gouvernementales de surveillance de la qualité de l’eau, pourront être transmis via Internet aux conserveries de poisson ainsi qu’à tous les autres industriels de la transformation des produits de la mer. Le protocole sera testé dès l’an prochain dans trois régions pilotes : la Galice, les côtes irlandaises et le golfe de Trieste.