Dans son rapport sur les conséquences socio-économiques de la culture des OGM, publié en avril 2011, la Commission européenne en arrive à la conclusion du manque de méthodologie pour évaluer ces critères. Elle propose de mettre en place un groupe de travail pour créer cete méthodologie commune afin de collecter les informations de manière homogène en Europe. « C’est en train de se faire, sur le modèle de ce qui existe déjà pour la question de la coexistence », a expliqué Thomas Brégeon, de la direction générale de la santé et de consommateurs à Bruxelles. Venu présenter le rapport à l’occasion du bilan des deux ans d’existence du Haut Comité des biotechnologies (HCB), il a souligné la qualité de la contribution du HCB qui propose une grille d’analyse pour éclairer sa réponse sur le fond. « Mais la réflexion n’est pas aussi avancée dans tous les pays », a-t-il souligné. « On aura du mal à parvenir à des conclusions communautaires sur ce sujet, admet Thomas Brégeon. L’objectif est plutôt d’obtenir une boîte à outils homogène pour que chaque Etat membre puisse se faire sa propre idée ». D’autant que la nouvelle approche proposée par le commissaire à la santé, John Dalli, visant à renationaliser les décisions de mise en culture des OGM, montre bien que Bruxelles souhaite se désengager de ce dossier embarrassant.
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