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Les prix internationaux des denrées alimentaires de première nécessité restent instables, malgré une tendance au repli ces derniers mois, selon le rapport trimestriel Food Price Watch, publié le 31 janvier par la Banque Mondiale. Les prix alimentaires internationaux ont connu une accalmie entre septembre et décembre 2011, sous l’effet d’une augmentation de l’offre et des incertitudes entourant l’économie mondiale, marquant un recul de 8%. La Banque mondiale note cependant que les cours alimentaires restent élevés et instables, l’indice annuel de 2011 dépassant de 24 % la moyenne de 2010. Après une forte hausse au premier semestre 2011, cinq mois consécutifs de fléchissement à la fin de l’année ont ramené l’indice de la Banque mondiale à un niveau inférieur de 7 % à celui de décembre 2010. Par rapport au record enregistré en février 2011, la baisse est de 14 %. Les prix mondiaux restent néanmoins élevés, l’indice annuel moyen pour 2011 s’établissant à 210 points, contre une moyenne de 169 points en 2010.
« Le pire est derrière nous »
Pour Otaviano Canuto, vice-président du Groupe de la Banque mondiale en charge du Réseau pour la réduction de la pauvreté et la gestion économique (PREM), « le pire est sans doute derrière nous mais nous devons rester vigilants. Les prix de certaines denrées restent dangereusement élevés dans de nombreux pays, menaçant de plonger des millions d’êtres humains dans des situations de malnutrition et de famine. Les pouvoirs publics doivent intervenir et mettre en place des politiques pour aider les populations à faire face ». Les perspectives des prix alimentaires pour 2012 restent à la baisse, en raison du fléchissement de la demande dû au ralentissement de l’économie mondiale, du repli attendu du prix de l’énergie et du pétrole brut, et des prévisions très favorables quant aux disponibilités alimentaires en 2012. Pour autant, des pressions à la hausse demeurent, pour plusieurs raisons : poussée de la demande de biocarburants si les cours du pétrole devaient rebondir, niveau extrêmement faible des ratios stocks/utilisation pour le maïs, instabilité des prix du pétrole consécutive aux troubles dans les pays producteurs et aléas climatiques, l’océan Pacifique subissant déjà les effets de La Niña.
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