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En direct de Bruxelles Vert pâle

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À mesure qu’avancent les discussions sur le principe « d’équivalence » proposé par la Commission européenne au mois de mai pour laisser plus de flexibilité aux Etats membres dans la mise en application du verdissement de la Pac, la portée environnementale de la réforme semble se diluer. Bruxelles avait mis sur la table cette notion d’équivalence pour contrer le souhait d’un nombre important de pays qui plaidaient pour un menu de mesures de verdissement. Mais, chassée par la porte, cette idée d’un menu, qui a « officiellement » disparu des négociations, revient par la fenêtre. Le système d’équivalence en discussion entre les États membres prend, en effet, de plus en plus la forme d’un menu sans en prendre le nom. « Les États membres devraient pouvoir choisir parmi différentes options », a notamment souligné la ministre allemande de l’agriculture, Ilse Aigner, lors d’un débat du Conseil agricole sur cette question. De plus, les négociations sur le cadre financier de l’UE pour la période 2014-2020 ne vont pas faciliter la mise en œuvre du verdissement. La dernière mouture du texte discuté par les chefs d’État et de gouvernement prévoit une réduction de 17 milliards d’euros de l’enveloppe destinée à la Pac. Or, « si le budget de la Pac était réduit, le verdissement serait contesté par un certain nombre d’États membres », a prévenu le ministre de l’agriculture chypriote, Sofoclis Aletraris, qui préside le Conseil agricole jusqu’à la fin de l’année.

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