Dans le cadre de l’examen de la loi 3DS (différenciation, décentralisation et déconcentration), les députés ont adopté le 16 décembre, en première lecture, un amendement généralisant à tout le territoire national le dispositif permettant aux collectivités territoriales d’allouer des aides aux vétérinaires et aux étudiants vétérinaires « exerçant sur les animaux d’élevage ». Cet amendement avait été déposé le 2 décembre par le gouvernement. Actuellement, seules certaines zones « caractérisées par une offre de soins et un suivi sanitaire insuffisants des animaux d’élevages » ainsi qu'« une faible densité d’élevage » sont éligibles à ce dispositif créé par la loi Ddadue pour lutter contre la désertification vétérinaire. Un zonage jugé trop « restrictif » et « inadapté » pour permettre « une pleine efficacité de la mesure ».
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Si la loi est adoptée, le seul critère permettant d’ouvrir une aide resterait que le bénéficiaire exerce « la médecine vétérinaire à destination des animaux d’élevage ». Au-delà de ce critère, les collectivités territoriales pourront « déterminer librement les modalités de délivrance d’aides qui leur semblent les plus adaptées localement », a précisé la ministre de la Cohésion des territoires Jacqueline Gourault, venue défendre l’amendement devant l’Assemblée. Elle rappelle que « si le pourcentage de vétérinaires exerçant auprès des animaux de compagnie reste stable – 80 % des inscrits au tableau de l’ordre –, celui des vétérinaires ruraux exerçant plus de 50 % de leur activité auprès des animaux enregistre une baisse de 18 % en cinq ans ». D’après la ministre, le nombre de vétérinaires exerçant auprès des animaux d’élevage est passé de 3 869 à 3 155 entre 2016 et 2020.