Dans un rapport paru le 3 juin, la Rabobank prévoit un recul de la production mondiale de viande bovine de 2,2 % en 2026, lit-on dans un article des Marchés (groupe Réussir-Agra). La banque néerlandaise chiffre la baisse au premier trimestre à 2,5 % sur un an. Ce fléchissement de l’offre devrait provoquer « une hausse des prix », même si la demande mondiale reste incertaine, notamment en raison de la guerre au Moyen-Orient qui plombe le pouvoir d’achat. Une analyse partagée par l’Institut de l’élevage dans son rapport annuel sur le marché mondial de la viande. En 2026, « la production mondiale devrait marquer le pas », y lit-on. Selon l’institut technique français, « les abattages sont attendus en baisse dans les pays du Mercosur, en Chine, en Australie, en Europe et aux États-Unis ».
D’après les prévisions de la Rabobank, malgré un premier trimestre à -4 %, l’ancienne UE-28 (avec le Royaume-Uni), frappée par la décapitalisation bovine, réussirait à contenir la baisse à 1 % sur l’année. Selon Les Marchés, malgré les récents accords commerciaux avec le Mercosur et l’Australie, Rabobank « ne s’attend pas à un flot de viande supplémentaire à court terme » vers l’Europe. Il n’en reste pas moins que le Vieux continent « devient de plus en plus un marché d’importation ». Et pourrait le devenir encore plus, par ricochet, en raison des restrictions aux importations vers la Chine, qui contraindront le Brésil et l’Australie à trouver d’autres débouchés. En instaurant des droits de douane sur ses importations de viande bovine depuis le 1er janvier, Pékin est devenu le plus grand « facteur de troubles » pour le marché mondial de la viande bovine, estime Rabobank.
YG