Le Conseil de l’UE a donné son feu vert le 15 juillet à la signature de l’accord avec les États-Unis sur l’allocation à ce pays d’une part substantielle, 35 000 tonnes, du contingent d’importation en franchise dans l’Union de 45 000 t de viande bovine de haute qualité provenant d’animaux non traités avec des hormones de croissance (1). Cette allocation, résultat d’une négociation avec Washington avalisée en mars par les experts des Vingt-huit (2), sera graduelle sur sept ans, sur la base d’une quantité de 18 500 t la première année augmentée ensuite de 2 000 à 3 000 t par an.
La quantité restante, 10 000 t à l’issue de cette période, sera disponible selon la règle du « premier arrivé, premier servi » pour les trois autres fournisseurs principaux – Australie, Uruguay, Argentine – avec lesquels la Commission européenne a également dû négocier.
Le contingent de 45 000 t avait été ouvert en 2009 à tous les pays tiers exportateurs en guise de solution provisoire dans le cadre du conflit à l’OMC sur la « viande aux hormones ». Pour l’instant, les États-Unis n’en utilisent qu’une faible partie – environ 13 000 t –, et c’est pour cela qu’ils ont réclamé une révision du dispositif convenu en 2009, estime Interbev, l’association interprofessionnelle française du bétail et des viandes. Elle remarque que « ces viandes, garanties ‘sans hormones’, n’en sont pas moins issues de ‘feedlots’ contenant 30 000 bovins en moyenne, engraissés de manière industrielle aux antibiotiques activateurs de croissance (une pratique strictement interdite au sein de l’UE) ».
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(1) Voir n° 3698 du 22/06/19
(2) Voir n° 3685 du 25/03/19