… ou, pour traduire cette formule d’un représentant du secteur européen de l’élevage, bœuf sud-américain contre automobiles et pièces détachées européennes : les négociations de libre-échange entre l’UE et le Mercosur ont repris de plus belle, et même de façon assez frénétique. Pour tenter de séduire leurs interlocuteurs et de leur arracher une ouverture plus consistante de leur marché, dans le domaine industriel surtout, la Commission de Bruxelles a encore amélioré son offre de contingents tarifaires d’importation de produits agricoles sensibles, en portant par exemple celui pour la viande bovine de 70 000 à 99 000 tonnes. Un geste qualifié d’« inadmissible » par les organisations agricoles de l’Union, mais sur lequel les États membres ne portent pas tous le même jugement. Il y a ceux qui sont pour, jugeant que le moment est venu de boucler les pourparlers, ceux qui font mine de s’en offusquer et ceux qui sont réellement contre. En tout cas, les pressions des capitales de l’Union sur les négociateurs européens se multiplient. Du côté sud-américain, l’entente ne semble pas parfaite non plus, l’Uruguay voyant d’un très mauvais œil l’ouverture de son marché aux produits laitiers de l’UE en échange des concessions de cette dernière sur le bœuf. Et puis, pour les Européens, se pose un autre problème : le Brexit. Est-il censé de conclure un tel accord de libre-échange alors que les modalités des relations commerciales à venir entre les Vingt-sept et le Royaume-Uni restent un mystère ? That is the question.
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