L’abattoir AIM d’Antrain (Ille-et-Vilaine) a été placé le 19 juillet en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Rennes, d’après une décision consultée par l’AFP. L’abattoir avait été placé fin mai en redressement judiciaire. « Le tribunal a prononcé la liquidation, c’est fini pour nous », a réagi auprès de l’AFP Philippe Pichon, élu au comité social et économique (CSE) de l’abattoir, qui existait depuis 1953. La liquidation entraîne la suppression de 65 emplois, d’après Me Elise Brand, l’avocate des salariés. En tout, « 450 emplois » sont affectés dans la région, a-t-elle affirmé, évoquant notamment des « agriculteurs et commerciaux » qui travaillent « en lien avec l’abattoir ». « On avait un exercice bénéficiaire de 100 000 euros et aucun problème de trésorerie », a-t-elle rappelé. « Normalement, on ferme une entreprise quand elle n’a plus d’activité, quand elle est morte, mais (AIM) était en suractivité, on était le seul abattoir de France à travailler cinq jours sur sept », a assuré l’avocate. « Les salariés ont été humiliés » parce que « non syndiqués », a-t-elle déploré.
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