Le 1er février, les services sanitaires du ministère de l'Agriculture indiquaient avoir retrouvé 795 kilos de viande avariée polonaise dans "neuf entreprises" agroalimentaires en France. L'affaire avait été révélée quelques jours plus tôt par la chaîne de télévision privée TVN24. Après la fermeture immédiate de l'abattoir au cœur du scandale, le traçage de la viande a permis de découvrir qu'elle avait notamment été exportée. Au total, 2,7 tonnes de viande provenant de cet abattage illégal avaient été exportées vers l'Allemagne, la Finlande, la Hongrie, l'Estonie, la Roumanie, la Suède, la France, l'Espagne, la Lettonie, la Lituanie, le Portugal, la Slovaquie et la République Tchèque, selon la Commission européenne. Ces pays cherchent maintenant à localiser cette viande pour en empêcher la consommation et la détruire.
A la suite de ce nouveau scandale, une équipe d'experts européens a entamé le 4 février sa mission en Pologne. "L'audit est mené ici, à l'Inspection générale vétérinaire. Dans les prochains jours, il sera poursuivi sur le terrain", pour s'achever vendredi (le 8 février, ndlr), a déclaré à la presse le chef des services vétérinaires polonais Pawel Niemczuk. Selon une porte-parole de la Commission européenne, Anca Paduraru, le rapport des inspecteurs sera prêt d'ici un mois.
Selon les associations des producteurs, la Pologne produit quelque 600 000 tonnes de bœuf et en exporte près de 500 000 tonnes, principalement vers l'Union européenne.
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