Le ministre brésilien du Travail est intervenu pour reprendre une enquête pour esclavage visant JBS, géant de la viande et l’un des premiers employeurs du pays, révèle Reuters le 19 septembre. En 2024, une « opération fédérale » avait révélé que dix personnes « travaillaient dans des conditions assimilables à l’esclavage pour le compte d’un sous-traitant missionné pour charger et décharger des marchandises » dans un site de volailles de JBS. Un rapport consulté par l’agence de presse fait état de journées de travail « pouvant aller jusqu’à 16 heures », de logements « sans accès à de l’eau potable » et de « retenues illégales sur les salaires ». JBS a indiqué avoir rompu le contrat avec le sous-traitant. Mais l’inspection du travail a estimé le 6 août que le groupe « était responsable des conditions de travail des dix employés ». Cette reconnaissance aurait dû provoquer l’inscription, pour deux ans, de JBS sur la « liste noire du travail esclave », synonyme de restrictions d’accès aux crédits bancaires. Le ministre du Travail Luiz Marinho a empêché cette inscription en reprenant le dossier le 15 septembre « pour l’examiner personnellement ». Une décision inédite qui inquiète les inspecteurs du travail et juristes interrogés par Reuters.
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