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Viande : la Coordination rurale critique la charte anti-fraude

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La Coordination rurale estime que la charte anti-fraude élaborée pour le secteur des viandes ne prévoit aucune mesure qui permettra d’éviter les fraudes. Validée le 21 mai par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, ce texte a été conçu par l’Association nationale des industries agroalimentaires (Ania) suite à la crise de la viande de cheval. « L’application de la charte anti-fraude est laissée à l’appréciation des industriels et définit la mise en place non pas de contrôles mais bien d’autocontrôles », développe le syndicat dans un communiqué diffusé lundi 27 mai. Il estime ces mesures peu crédibles alors que « le scandale de la viande de cheval a au moins eu le mérite de révéler jusqu’où étaient capables d’aller certains industriels pour tromper le producteur et le consommateur ».
Pour la Coordination rurale, le manque de contraintes pour l’aval est incompréhensible : « Alors que les éleveurs œuvrent chaque jour pour garantir une traçabilité sans faille et assurer aux consommateurs une transparence totale sur les produits qui sortent de leurs étables, les abatteurs et les transformateurs bafouent leur travail et dénaturent un produit noble en minerai, dans l’unique but d’assurer toujours plus de profit ». La Coordination rurale demande l’organisation d’États généraux de la coopération, une codification de la qualité du minerai de viande qui s’accompagne de véritables contrôles et non pas d’autocontrôles, et la mise en place d’amendes pour dissuader tous les opérateurs de frauder.

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