D’après une étude d’AgroSud Dijon, de l’université de Bath (Royaume-Uni) et de l’Ifop, 44 % des Français seraient prêts à goûter de la viande in vitro. 34 % des consommateurs de viande seraient même prêts à remplacer la viande " classique " par sa version in vitro, à en croire cet article paru fin août dans le journal Foods (groupe MDPI). Pour parvenir à ce résultat, les chercheurs ont questionné via internet 1 000 Français et 1 000 Allemands issus de panels Ifop. « Les consommateurs allemands sont significativement plus ouverts au concept [de viande in vitro] que les Français », notent les auteurs, avec 58 % de répondants prêts à goûter et 53 % prêts à remplacer leur consommation de viande " classique ". « Des marchés substantiels pour la viande in vitro existent dans les deux pays », indique l’étude. Pour expliquer l’intérêt plus prononcé outre-Rhin pour la viande in vitro, les chercheurs avancent que les omnivores qui n’envisagent pas de réduire leur consommation de viande y représentent moins de la moitié de la population, et ce « pour la première fois à notre connaissance ». « Les implications sociales pourraient être profondes, étant donné l’importance de la normalité comme une justification centrale pour la consommation de viande », estiment les auteurs.
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