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Viande in vitro : des promesses, mais pas encore de connaissances probantes

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Des scientifiques américains ont publié, dans la revue Nature Communications le 8 décembre, une analyse de la littérature scientifique portant sur les allégations (santé, environnement, bien-être animal…) des simili-carnés, issus de plantes, de micro-organismes et de cellules souches (viande in-vitro). Concernant la viande in vitro, les scientifiques font état, sur les principales allégations sociétales, d’un manque de connaissances probantes. Son empreinte environnementale « est très débattue, avec des études préliminaires présentant un haut degré de variabilité, en particulier concernant la consommation d’énergie ». La sécurité alimentaire pourrait être « théoriquement » optimale si elle parvient à passer à une « production à grande échelle » en maintenant des conditions stériles, et n’utilisant pas d’antibiotique, mais « aucune recherche significative n’a encore été publiée ». Concernant le profil nutritionnel de la viande in vitro, « il n’existe pas de données publiques ». Concernant le bien-être animal, l’étude rappelle d’abord que « la production in vitro recourt actuellement à des animaux donneurs pour l’obtention de cellules souche et (que) les milieux de culture contiennent des composés issus d’animaux ». Mais leurs promoteurs assurent que « la création de lignées de cellules immortelles et de milieux de cultures non animaux sont annoncées comme pouvant résoudre ce problème ».

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