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Banane « Vigilance » de la France, de l’Espagne et du Portugal

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L’Espagne, la France et le Portugal sont décidés à faire preuve de la plus grande « vigilance » sur l’évolution des négociations menées par la Commission européenne avec les pays producteurs latino-américains de bananes.

A l’issue d’une rencontre avec l’Association de producteurs européens de bananes (Apeb), le 19 juin à Madrid, la ministre espagnole de l’agriculture Elena Espinosa, son homologue français, Michel Barnier, et le secrétaire d’Etat portugais à l’agriculture, Luis Meideiro Vieria, ont rappelé « fermement » à la Commission de Bruxelles que tout accord sur le régime d’importation communautaire dans ce secteur conclu au niveau multilatéral avec les fournisseurs latino-américains devait « impérativement » respecter une série de conditions.
La période de mise en œuvre de cet accord devra être « la plus longue et la plus progressive possible », il devra être accompagné de garanties juridiques « solides », il ne devra pas être remis en cause par la conclusion d’accords bilatéraux avec les pays andins et d’Amérique Centrale, et il devra « préserver les intérêts de chacun, y compris ceux des pays d’Afrique et des Caraïbes ».
Les trois ministres demandent également à la Commission de « prendre dûment en compte les pertes de revenus de la filière communautaire liées à toute baisse supplémentaire des droits de douane qui résulterait de ces accords et qu’il conviendra de compenser par un réajustement significatif du soutien communautaire ».
Pour tenter de résoudre le litige sur les droits à l’importation de bananes qui oppose l’UE aux pays latino-américains, Bruxelles a proposé en mars de baisser progressivement ces tarifs douaniers de 176 euros la tonne actuellement à 114 euros en 2019.

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